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Module 3. Comment devenir une femme d’affaires.
Le module se compose de deux sessions au cours desquelles l’enseignement passera progressivement d'une approche générale à une perspective plus spécifique à chaque stagiaire. En outre, les stagiaires seront amenés à adopter une démarche active à travers une contribution aux discussions et réflexions individuelles basées sur leur propre expérience. L'objectif est de s'attaquer aux obstacles qui influencent les choix faits par les femmes dans leur parcours entrepreneurial, et qui ne sont pas toujours visibles dans les statistiques. En normalisant les dilemmes auxquels les femmes sont confrontées dans le développement de leur entreprise, ce module apportera une perspective critique à toutes les autres connaissances acquises dans le cadre de ce cours, encourageant les femmes à poursuivre leurs idées même si elles doivent s'écarter d’une approche entrepreneuriale et de modèles d'entreprise "traditionnels et idéaux". Nous encouragerons les participantes, au cours de discussions spontanées, à analyser et à partager leurs propres expériences et motivations en matière de création d'entreprise, ainsi que leurs témoignages sur les femmes entrepreneurs qu'elles peuvent côtoyer dans leur entourage. L'analyse sous l'angle du capital social, personnel et économique vise à mettre en évidence la complexité du processus de création d'entreprise en même temps qu'elle met en évidence les différences auxquelles les hommes et les femmes sont confrontés. En réduisant ces aspects à de simples critères de prise de décision, les participants pourront à la fois enrichir leurs idées d'entreprise grâce aux perspectives offertes par les nouveaux marchés et la promotion, mais aussi se préparer et se prémunir contre les facteurs obstacles les plus fréquents qui se dressent sur leur parcours.
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Incidences du genre dans les relations professionnellesLecture1.1
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Identifier les fossés et essayer de les combler par des changements significatifsLecture1.2
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Comment devenir une femme d’affaires – Quiz d’évaluation 10 questionsFinalQuiz1.1
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Incidences du genre dans les relations professionnelles

L’égalité des sexes désigne l’égalité des droits, des responsabilités et des chances des femmes et des hommes, des filles et des garçons. L’égalité des sexes implique que les intérêts, les besoins et les priorités des femmes et des hommes soient pris en compte dans la planification, la prise de décision, l’exécution et le suivi de toutes les actions (https://www.un.org/womenwatch).
Le genre définit les dimensions sociales posées par les différences biologiques entre les hommes et les femmes. Il désigne la façon dont les individus perçoivent, pensent et parlent des hommes et des femmes, mais pas nécessairement en tant qu’homme et femme. La manière dont les femmes pensent habituellement aux hommes et vice-versa, en s’exprimant à titre individuel et en groupe ; la façon dont les hommes et les femmes plaisantent au sujet de l’autre sexe, et la manière dont ils traitent l’autre sexe ou les personnes asexuées.
Il est important de comprendre que les idées sur “ce qu’il faut pour être une femme/un homme” ne se développent pas d’un sexe à l’encontre de l’autre ; elles s’adressent à TOUS les membres d’une communauté, elles sont reproduites par TOUS les membres de la communauté. Les femmes ont des opinions sur les femmes, les hommes ont des opinions sur les hommes. Plus une certaine vision est répandue, moins elle semble personnelle et plus nous avons tendance à la considérer comme vraie.
Il faut comprendre que les obstacles sont de deux ordres lorsqu’il faut déterminer “ce que signifie être une femme d’affaires” : ce que la femme pense de ses propres aptitudes et capacités, et ce que les personnes de son entourage pensent d’elle. Il est important de saisir que les obstacles sont de deux ordres lorsqu’il faut déterminer “ce que signifie être une femme d’affaires” : ce que la femme pense de ses propres aptitudes et capacités, et ce que les personnes de son entourage pensent d’elle. L’esprit d’entreprise consiste à prendre des décisions et celles-ci dépendent dans une large mesure des principes sur lesquels s’appuient les décideurs : nous-mêmes en tant qu’entrepreneurs, et les autres comme nos clients, nos collègues et les investisseurs.
Cette leçon porte sur les différentes dimensions du genre, liées au développement des entreprises, prises dans la perspective de différents secteurs. Nous nous poserons des questions qui bouleverseront le parcours entrepreneurial et rechercheront des spécificités qui sont pertinentes pour les femmes mais pas pour les hommes, lorsqu’il s’agit d’aborder une décision liée à l’entreprise.
Commencez la leçon par une discussion de groupe/réflexion individuelle sur ce que les participants/vous pensez de l’égalité des sexes dans le monde de l’entreprise. Ce point est important pour pouvoir évaluer le changement de leur/votre conscience et de leurs/vos connaissances à la fin du module.

Source: https://uxdesign.cc/the-5-ws-and-1-h-for-ux-writing- 9a5786a80b95
Dans chaque société, les entreprises touchent inévitablement plusieurs secteurs : public, privé, à but non lucratif.
Perspectives du secteur public
Les femmes et les hommes ont les mêmes droits et les mêmes obligations au regard de la loi et celle-ci vise à prévenir les discriminations émanant des systèmes sociétaux comme, par exemple, le marché du travail et le développement socio-économique.
Dans de nombreuses sociétés, il y a un préjudice institutionnel à l’égard des femmes et une préférence pour les hommes en raison des stéréotypes de “vulnérabilité féminine” et de “déficiences” qui ne sont pas fondés sur des critères d’égalité scientifique et morale/humaine, mais qui aident un groupe limité de la communauté à conserver le pouvoir et les ressources.
Ainsi, les fonctionnaires ont l’obligation impérative d’identifier les stéréotypes, les inégalités ainsi que les opinions et les préjugés non fondés sur le genre et qui visent à cantonner les femmes et les hommes dans des rôles sociétaux spécifiques qu’ils sont supposés remplir ou auxquels ils sont supposés avoir accès. En d’autres termes, il existe toujours une politique officielle rappelant les objectifs officiels de lutte contre l’inégalité entre les sexes et dans de nombreux domaines, il y a des programmes et des fonds alloués spécifiquement à la promotion des femmes entrepreneurs et des start-ups.
On appelle discrimination positive et quotas les mesures officielles qui permettent l’accès des femmes aux secteurs traditionnellement dominés par les hommes. La discrimination positive est un détournement de la loi qui permet de faciliter les conditions d’accès des femmes à un secteur particulier, alors que le secteur est ouvert à tous. Le quota consiste à réserver un certain nombre de places aux représentants d’un groupe particulier, ce qui fait que ces places sont réservées exclusivement à ces représentants et fermées à tous les autres.
Il existe différentes manières de réglementer le soutien apporté aux femmes entrepreneurs. L’une d’entre elles consiste à proposer des initiatives à l’attention des femmes (formations comme celle-ci, fonds et programmes spéciaux), une autre consiste à exiger des parties prenantes, comme les grandes entreprises, de promouvoir l’égalité dans leur activité.
Discussion de groupe/réflexion individuelle : La discrimination positive et les quotas aident-ils les femmes à créer leur entreprise ? Quelle est la manière la plus efficace de promouvoir l’égalité ?

Source: https://www.medicaleconomics.com/view/gender-discrimination-medicine-prevalent-form-lower-pay-inappropriate-conduct-survey-finds
Note pour l’animateur de la discussion : Le but d’une discussion de groupe est de faire ressortir les nombreuses interprétations et, parfois, la controverse sur la question du genre. Demandez aux participants de former de petits groupes et de discuter/d’échanger leurs points de vue sur différents cas de figure :
– Une femme participe à un concours de création d’entreprise, seule parmi d’autres participants masculins. Devrait-elle obtenir des points supplémentaires “pour son courage” ?
Il est important de discuter de la manière dont la conscience d’être positivement discriminée influence les femmes qui entrent dans le monde des affaires, et de la façon dont elles le ressentent.
Perspectives du secteur privé
L’entrée dans le monde des affaires entraîne souvent de nouvelles relations dans la vie d’une femme Elle rencontrera des personnes et des organisations en tant que parties prenantes : concurrents, partenaires ou clients. La capacité de saisir le potentiel, les menaces et les défis dans nos rapports avec ces interlocuteurs fait partie de l’apprentissage du futur entrepreneur. Par exemple, les hommes peuvent sembler plus agressifs dans la collecte de fonds, alors que les femmes prennent plus de “risques calculés” – pour le meilleur ou pour le pire.
En outre, les gens ont tendance au début à ne pas prendre au sérieux une femme qui crée son entreprise. En raison de nos stéréotypes culturels, on constate souvent que les femmes sont jugées sur leur apparence et que cela influence à la fois la perception et les attentes des individus qui les entourent.

Image: https://thestoryexchange.org/16-popular-small-business-ideas-women-entrepreneurs/
Discussion de groupe/réflexion individuelle: Que pensez-vous des femmes qui s’habillent comme des garçons ?
Bien qu’il existe un grand nombre d’entreprises dirigées par des femmes, le soutien qui leur est accordé est habituellement limité. On constate fréquemment, par exemple, que dans de nombreux secteurs, on préfère embaucher des hommes plutôt que des femmes.
Comme toute tendance forte, ce phénomène a entraîné une réaction et plusieurs réseaux de “business angels” (investisseurs providentiels) et d’investisseurs en capital-risque féminins ont vu le jour. Ces fondations, réseaux et entreprises constituent une source de connaissances et de croissance et témoignent également d’une prise de conscience de l’intérêt que présentent les femmes lorsqu’il s’agit de développer une entreprise rentable. Ces réseaux identifient les entrepreneurs habituellement sous-financés et les modèles d’entreprise qui ont le potentiel de générer des profits financiers et sociétaux considérables. En d’autres termes, les femmes développent souvent des activités commerciales dans des domaines qu’elles maîtrisent parfaitement, souvent à travers des réseaux sociaux locaux.

Perspectives du secteur à but non lucratif
Pour de nombreuses femmes, démarrer une entreprise se résume souvent à transformer un passetemps en business, à reprendre l’entreprise familiale ou à développer une idée d’entreprise répondant à un besoin local urgent. Dans tous les cas, ces activités sont souvent liées aux réseaux sociaux locaux et dépendent d’eux pour s’assurer un bon départ. Les associations locales à but non lucratif peuvent souvent constituer une plate-forme de départ, parfois sous la forme d’entreprises sociales.
Outre le financement et l’organisation, il existe d’autres aspects qui influencent le parcours entrepreneurial des femmes et leurs prises de décision. Il s’agit des questions de l’estime de soi, du soutien psychologique, de la persévérance et de la réaction des autres femmes. Ces problématiques sont largement prises en considération par les organisations à but non lucratif dont le principal objectif est de contribuer à une meilleure vie sociale et à l’entraide mutuelle.

Les organisations à but non lucratif sont actives dans tous les domaines où l’élan social et les bonnes volontés peuvent être soutenus Elles fournissent les aides sociales, s’occupent des personnes handicapées, interviennent pour résoudre les problèmes sociaux, protègent l’environnement, s’occupent de sport, de culture et de développement des réseaux locaux, etc. Elles ne se focalisent pas sur l’idée de « retour sur investissement » mais dans le cas où elles réalisent des bénéfices, elles les réinvestissent dans l’organisation. D’un pays à l’autre, le secteur d’activités à but non lucratif peut présenter des pratiques et une éthique différentes. Il est souhaitable de prendre contact avec des ONG à but non lucratif par le biais de son propre réseau afin d’obtenir des informations, d’être soutenu dans sa démarche de création d’entreprise, d’élargir son réseau et mieux développer son business.
Selon Eurostat, les hommes ont tendance à participer davantage à des activités bénévoles institutionnelles, tandis que les femmes s’engagent davantage dans des activités bénévoles non institutionnelles (associatives). On peut se demander pourquoi, mais la tendance que vous pouvez observer dans vos environnements respectifs est que les femmes tendent à s’impliquer plus facilement dans des activités sociales, en offrant des services gratuits, en groupe, tandis que les hommes ont plutôt tendance à se cantonner à des activités individuelles visant à générer des profits. Le secteur à but non lucratif est un espace de réflexion et d’échange sur les responsabilités et les comportements qu’on attribue aux hommes et aux femmes et qui impactent la perception que l’on d’un homme ou d’une femme qui lance son entreprise, un lieu où les relations avec les parties prenantes sur des sujets comme la compétitivité ou le profit peuvent être différents.
Discussion de groupe/réflexion individuelle: Après la Seconde Guerre mondiale, il y a eu un mouvement important de propagande aux États-Unis qui prétendait que le rôle premier des femmes était de s’occuper du foyer. Qu’en pensez-vous ?
Sources for further reading:
- https://www.un.org/fr/gender-equality/index.html (FR)
- https://www.onufemmes.fr/onu-femmes-france
- https://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france/Region-et-institutions/L-action-de-l-Etat/Egalite-femmes-hommes/L-egalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-dans-la-vie-professionnelle-et-economique/L-egalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-dans-la-vie-professionnelle-et-economique/Creation-d-entreprise-par-les-femmes/
- https://www.chefdentreprise.com/Thematique/creation-entreprise-1024/gestion-entreprise-2012/Breves/Entrepreneuriat-sont-femmes-346478.htm
